
Une magnifique journée régnait sur la ville de Québec. C’était un vingt-huit de juin. Le soleil brillait de tout ses éclats et le ciel était d’un bleu impressionnant. Tous pouvaient porter un t-shirt et sortir sans craindre la température. C’est justement ce que faisait un jeune homme de dix-neuf ans, du nom de Phillippe Carpentier, qui roulait au volant de son vieux ford l.t.d.
Il roulait ainsi dans les rues de la ville, les fenêtres complètement ouvertes au son de la musique qui jouait à plein volume, soit une chanson du groupe u2 son groupe de musique préféré. Pour tout le monde cela aurait été une source de joie et de plaisir, mais pas pour Phillippe.
En effet, pour lui, il s’agissait d’une journée cafardeuse. Premièrement cela faisait exactement douze ans jour pour jour que son père était décédé. Il avait sept ans à l’époque. Lui, accompagné de son père et sa mère, étaient en visite chez ses grands-parents, Rose et Eugène. Ces derniers avaient neuf enfants, cinq filles et quatre garçons et ils habitaient la ville de Vanier.
Chaque dimanche, Phillippe et ses parents, avaient pris l’habitude d’aller chez Rose et Eugène pour avoir un moment de plaisir avec le reste de la famille de sa mère, Cristiane. À cette occasion les quatre oncles de Phillippe profitaient des belles journées pour faire une promenade à vélo avec lui ainsi que son père qui avait pour nom André. Ce dimanche, vingt-huit juin, il faisait extrêmement beau et ils étaient donc sortis, tout les six faire leur promenade habituelle. À un certain moment, arrivés à la rue Chabot, Phillippe avait demandé à son père de faire la course. André avait accepté. Malheureusement, après quelques mètres, son père avait fait une chute et s’était frappé la tête sur la chaussée. Phillippe s’était arrêté et avait regardé son père qui ne bougeait plus du tout. S’approchant de lui il avait immédiatement remarqué le regard bizarre de son père ainsi que son pantalon qui était mouillé par l’urine. Phillippe avait eu beau crié papa plusieurs fois,mais il n’avait rien à faire, André était dans le cauma. Ses oncles étaient donc retourné immédiatement à la maison appeler l’ambulance le laissant là, seul et figé par la terreur en lui tenant la main sachant au fond de son cœur que son père était probablement mort. Lorsque les ambulanciers arrivèrent, ils confirmèrent ce que son jeune cœur craignait… André venait de cesser de vivre. Pour lui le choc avait été si grand qu’il n’avait eu aucune réaction, même pas une larme. L’unique chose qu’il se rappelait de ce moment c’était son père allongé sur une civière avec un drap blanc qui recouvrait son corps. Quel triste souvenir pour un vingt-huit de juin. Heureusement il avait encore sa mère qu’il aimait tendrement du plus profond de son être et avec qui il habitait encore.
Une deuxième chose donnait le cafard à Phillippe. Cela faisait une semaine que sa petite amie Geneviène l’avait laissé tombé. Qu’avait-il fait pour mérité cela? Il n’en savait rien puisqu’elle ne lui avait donné aucune raison. Quelle merde!
Finalement, pour combler le tout, il se sentait bizarre depuis quelques semaines. Il croyait entendre des voix qui lui parlaient ou qui se parlait entre elles et qui l’incitait à se tuer. IL sentait également des présences invisibles tout autour de lui qui menaçait de le torturer. De quoi dépendaient ces phénomènes? Qu’est-ce que cela voulait dire? Il ne le savait pas. La seule chose dont il était sûr c’est qu’il valait mieux ne pas en parler à sa mère, sinon elle l’emmènerait voir un médecin, chose qu’il voulait évité par crainte de se faire déclarer fou.
Oui, même si ce vingt-huit de juin semblait magnifique, cela na l’était pas pour Phillippe et pour cause. Donc,pour se changer les idées il avait décidé de se promener en voiture, une vieille bagnole qu’il aimait tout de même beaucoup. Au son de la musique, hanté par toute ces idée il roulait dans la ville un peu partout ne s’apercevant point qu’il était complètement distrait. C’est dans cet état, roulant plus vite que la normale qu’il descendait la côte Belvédaire. Arrivé près du boulevard Charest il vit que le feu était jaune. Il décida de traverser quand même. Cependant,il n’avait pas vu la motocyclette qui venait du côté droit. Le choc fut brutal. La voiture de Phillippe frappa violemment la moto. Phillippe vit l’homme voler littéralement par dessus le devant du vieux ford et tombé solidement sur la chaussé.
Phillippe fut pris de panique. Il sortit de sa voiture en hurlant et se dirigea vers l’homme qui était dans un état inanimé. " Non "cria-t-il.
Pas encore dit-il !
En effet le souvenir de son père revenait le hanté encore plus durement. Phillippe ne mit guerre de temps à entendre les sirènes des ambulanciers et des policiers. Autour d’eux il y avait tout un attroupement. Phillippe pleurait de rage.
Comment vous appelez-vous monsieur?demanda une voix.
Phillippe se retourna et vit un agent de sécurité qui se tenait debout à ses côtés.
Je n’ai pas fait exprès, je ne l’ai pas vu, c’est un accident, répondit le jeune homme de dix neuf ans.
Nous le savons monsieur, rétorqua le policier. Il faut vous calmer! Nous voulons seulement connaître votre nom!
Phillippe!
Quel est ton nom de famille Phillippe?
Carpentier.
Tu dois te calmer Phillippe, lui dit le policier.
Comment voulez-vous que je me calme! cria Phillippe. C’est la deuxième fois que je tues un homme.
Comment cela deux fois?
J’ai tué mon père et voilà qu’aujourd’hui j’en tues un segond. Comment puis-je me calmer? Lui répéta Phillippe en criant!
Ton père tu dis?
Oui mon père!
Écoute jeune homme. Il faut que l’on t’emmène à l’hôpital!
Ce furent les dernières paroles que Phillippe entendit. Il
tomba soudainement dans un monde surréaliste. Il voyait son père mort dans la
rue à cause de lui, à cause qu’il lui avait demandé de faire la course. Il avait
donc tué son père. Et maintenant il voyait cet étranger étendu sur la chaussée
également à cause de lui. Oui, il en était certain, il était un meurtrier. Lorsque
soudain il revena à lui, il se rendit conte qu’il se trouvait à l’hôpital. Il se
mit à pleurer avec plus de rage et de honte. Phillippe se détestait encore
plus…..
Pour l’une des rare fois, le psychiatre Michel Bourdeau pouvait dîner dans le calme dans la salle à manger où tout les psychiatre de l’hôpital du Saint-Sacrement se retrouvaient pour déguster leur repas. Il était seul et pouvait ainsi méditer.
Il pensait à ses patients qui étaient présentement hospitalisés, à sa carrière qui allait bon train, mais surtout à sa femme. Oui, sa femme qui se levait en même temps que lui le matin à six heures pour lui faire son petit déjeuner et ses repas qu’il prendrait dans sa journée. Cela ne comptait pas les journées où il était de garde aux urgences, journées où il partait plus tôt et revenait plus tard à la maison. Cela ne comptait pas non plus les fins de semaines où il était également de garde. Michel comprenait très bien la frustation que sa femme, Lyne, pouvait ressentir parfois.
Ce matin là il y avait justement eu une dispute entre les deux.Il la revoyait dans son esprit. Il s’apprêtait à quitter la maison lorsque Lyne le retint à l’entrée de leur magnifique maison de Sillery. Elle l’avait embrasser et lui avait dit des petits mots doux.
La dernière remarque de sa femme l’avait complétement bouché et était entrée en lui comme une flèche en plein cœur. Michel avait donc quitté la maison sans rien dire d’autre. Dans la voiture par contre il avait verser quelques larmes. Il essayait de comprendre mais il n’y arrivait pas. Il l’aimait, du moins il le croyait. Cepandant, avait-elle raison? L’avait-il réellement négligé depuis qu’ils avaient appris qu’elle ne serait jamais capable d’avoir un enfant? Il croyait que non, mais si c’était le cas cela était involontaire.
C’était drôle de se rendre compte à quoi il pensait en pensant à ce qui c’était passé au matin avec Lyne. Lui.Michel Bourdeau, brillant diplômé de psychiatrie, médecin en charge de toute la psychiatrie de l’hôpital du Saint-Sacrement, régulier conférencier, oui lui, avait-il besoin d’une thérapie à cause qu’inconsciemment il n’aurait jamais accepté le fait qu’il ne serait jamais père? Il aimait mieux ne pas y penser. Il préférait penser à sa carrière parfaitement réussie.
Pour être réussie, elle était très bien réussie sa carrière. Il n’avait que trente sept ans et déjà il était reconnu comme étant le meilleur psychiatre de la ville de Québec et ses environs ainsi que l’un des meilleurs médecins en santé mentale de la province..C’est une raison pour laquelle il était souvent invité à donner des conférences, autre chose qui l’occupait beaucoup. Sa spécialité était la skyzophrénie. Il n’y avait donc aucune surprise de voir que plus de la moitié de ses patients souffraient de cette maladie. Michel Bourdeau adorait son bouleau et il l’accomplissait parfaitement ce qui lui valait d’être l’un des psychiatres les mieux payés de la province. Aller jusqu’à ce mercredi vingt-huit juin tout se déroulait comme il le voulait mis à part qu’il ne serait jamais papa, chose dont il avait toujours rêvé.
Il terminait son repas lorsque son paget se mit à sonner. Il regarda le numéro du poste qui lui téléphonait. Il s’agissait du poste de l’urgence. Il téléphona à l’urgence. Une infirmière lui répondit .
Michel esquissa un sourire en attendant sur la ligne. Il connaissait très bien Jean-Claude Lachance. Ils étaient même de grands amis. Aux yeux de Michel, Jean-Claude était le meilleur urgentologue de l’hôpital. Ils leur arrivaient même régulièrement de s’appeler pour prendre un café, mais quant il appelait directement de l’urgence, il s’agissait sûrement d’autre chose. Michel attendit deux minutes puis il entendit la voix de son copain à l’autre bout de la ligne.
Les deux médecins raccrochèrent la ligne en même temps.
Michel Gourdeau se pressa de terminer son repas et se dirigea vers l’endroit où le devoir l’attendait. En se rendant à l’urgence il pensa à Jérome Allard. Il avait dû arrêter de prendre ses médicaments. C’était chaque fois la même chose. Il sortait de l’hôpital, suivait les prescriptions pendant quelques temps puis, voyant qu’il va mieux, il ne vient plus à ses rendez-vous et cesse sa médication. Alors il retombe en psycose et se prend pour un justicier. Il ne pense alors qu’à défendre les victimes d’injustices en tuant ceux qui leurs font du mal, en particulier son père qui avait quitté sa mère pour une autre femme. Il en vient même à se prendre pour " Billy the kid "et veut l’imiter. Il en fait son héros. Jérome avait vingt-deux ans et vivait encore avec sa mère qui ne cessait de vivre dans la terreur de peur que son fils ne fasse une folie. Michel Gourdeau la comprenait très bien.
Le psychiatre arriva à l’urgence, feuilleta les dossiers et se dirigea vers la civières numéro sept où était couché Jérome avec sa mère debout à ses côtés.
Allard regarda son médecin en pleurant.
Jérome tenta de débarquer de la civière,mais Michel tenta de le retenir.J érome le repoussa et il réussi à débarquer de sa civière et tenta de s’échapper. Sa mère se mit à hurler. Le médecin qui était par terre se mit à crier.
Immédiatement après une voix se faisait entendre dans tout l’hôpital. "code trente à l’urgence majeure. Nous demandons à tout les préposés de s’y rendre ". Alors, de partout arrivèrent des hommes en blanc et des agents de sécurités. Ils se jetèrent sur Jérome et le rammenèrent à sa civière. Michel Gourdeau cria les indications à suivre .
Pendant que les infirmières préparaient cela, Jérome continuait à crier et à se débattre pour pouvoir sortir de l’hôpital.
Michel essaya de le tranquilliser, mais Jérome lui n’écoutait pas vraiment et continuait de se débattre. Cependant, les préposés aux bénéficiaires qui étaient là réussirent à le retenir. Jérome lui continua de crier.
Jérome se mit à pleurer et à crier encore plus. Michel donna d’autres instruction.
Le personnel finirent par le remettre sur sa civière et lui trouvèrent une chambre seule en attendant que celle sur l’étage de psychiatrie soit prête. Les infirmières, elles,arrivèrent avec l’injection. Jérome ne cessait de hurler de plus en plus fort. Les préposés réussirent à le mettre sur le côté et remontèrent sa jaquette tout en le tenant fermement pour qu’il puisse recevoir sa piqûre. Une infirmière réussit à s’approcher du patient et lui donna son injection sur la fesse droite. Alors,la mère de Jérome avec Michel, le médecin du jeune homme, le calmèrent doucement.
Jérome pleurait toujours. Michel Bourdeau s’apprêtait à sortir de la petite chambre lorsque la mère s’adressa à lui.
Le docteur sortit de la chambre et alla remplir les papiers d’admission. C’est alors qu’il se mit à penser à sa femme. Il était humain avec ses patients, mais l’était-il envers Lyne? Il eu un petit malaise puis il se remit à penser à son bouleau. Il avait un autre patient à aller voir,donc il ne devait pas se stresser avec ses problèmes personnel.
Michel lu les informations qu’il y avait sur le second jeune homme qui était à l’urgence dont entre autre le rapport de la police sur l’accident que le patient avait fait. Après avoir lu ce qu’il avait à lire il se dirigea vers Phillippe Carpentier.
Aux yeux de Michel,le jeune homme semblait fragile. Il n’était pas très grand,environ cinq pieds neuf pouces et il ne paisait sûrement pas plus que cent cinquante livres. Aux côtés de Phillippe se tenait deux personnes,une femme ainsi qu’un autre jeune homme. Ce devait être sa mère et le meilleur ami du malade dont Jean-Claude lui avait parlé. La mère tenait la main de Phillippe qui lui semblait être terrifié. Il devait donc aller l’écouter et le rassurer.
Michel se retourna alors vers la mère de Phillippe.
La mère de Phillippe lui raconta les événements qui s’était déroulé il y a douze ans. Le psychiatre était abasourdit. Comment une personne pouvait-elle aussi malchanceuse.
Michel Bourdeau garda le silence quelques secondes. Il se devait d’encourager ce Phillippe
Phillippe acquiesca du visage en pleurant. Michel le regarda et lui posa une autre question.
La discussion s’arrêta là.Phillippe se rhabilla et s’en retourna à la maison. Michel lui termina sa journée dans la routine habituelle. Il monta voir ses patientes qui étaient hospitalisées, retourna à son bureau pour quelques gens qui avaient des rendez-vous et il n’ya pas eu d’autres urgences Sa journée se termina donc vers dix-huit heures trente.
En route vers la maison il pensa à ce que lui avait dit la mère de Jérome, c’est-à dire qu’il était humain. Bizarement ce sont ces paroles qui lui firent prendre conscience que depuis un mois il avait négligé sa femme. Dans un sens il avait manqué d’humanité.
Pour se faire pardonner il acheta donc des fleurs pour Lyne et il allait lui faire une promesse.
Il arriva à la maison et entra.
Lyne vint le rejoindre à l’entrée et vit les fleurs.
Lyne se mit à rire de joie.
Les deux s’étreignir et s’embrassèrent.
Ils cessèrent de parler et se dirigèrent vers la cuisine. Michel était heureux. Sa journée avait mal débuté, mais il allait passer une soirée merveilleuse…il en était certain…
Phillipe était très inquièt. Au lendemain de l’accident il ne cessait de revoir ce qui c’était passer la veille. Pourquoi cela lui était arrivé? Parce que il était distrait. Depuis quelques temps il était extrêmement distrait Distrait par plusieurs choses dont entre autre ces voix qui venaient le hanter.
Cela lui arrivait à n’importe quel moment : le matin, l’après midi et le soir. Il n’avait aucun répit. Ces voix ne cessaient de lui dire de se tuer ou de tuer sa mère. Il faisait des efforts incroyables pour les chasser et cela affectait son comportement. Tous les gens qui étaient près de lui le lui disait, sa mère, Charles son meilleur ami ainsi que Geneviève qui l’avait quitté à cause de ça. Phillippe pourtant ne s’en apercevait même pas. "Qu’est-ce que je fais de si étrange "se demandait-il? À ses yeux il était tout à fait normal hormis ces voix qui le troublait beaucoup. Peut-être devait-il justement parler de ses voix à quelqu’un? Il n’osait pas de peur qu’on le prenne pour un fou. Il savait cependant, au fond de lui-même, qu’il aurait dû révéler cela au psychiatre qu’il avait rencontrer hier,mais il avait eu trop peur que le médecin le garde à l’hôpital. Peut-être aurait-il dû y parler aussi qu’il n’était plus capable de travailler car cela l’épuisait trop? À toute ces questions il n’était point capable d’y répondre.Il se devait donc de penser à autre chose.
Phillippe se secoua la tête et se mit à penser à Charles son meilleur ami. Charles était si gentil. Phillippe ressentait beaucoup de fierté d’avoir un ami tel que lui.
Charles avait deux ans de plus que lui et était gérant dans un magasin de disques au centre commercial place fleur de lys.
Heureusement pour Phillippe, Charles n’avait pas travailler hier. Il avait donc pû aller chercher Christiane et se rendre rapidement à l’hôpital pour aller le chercher. En revenant du centre hospitalier Chales avait demeuré avec lui et sa mère dans le but de le calmer.
Charles avait tenu sa promesse. Il était rester avec eux jusqu’à minuit sois jusqu’à ce que Phillippe avait commencé à ressentir le sommeil.
- Si tu as besoin de moi, appelles moi quant tu veux, lui
avait dit son meilleur ami avant de les quitter.
Phillippe avait donc réussi par s’endormir et, dans les circonstances, il avait passé une bonne nuit.
Il était donc jeudi matin le vingt-neuf de juin et la température était aussi belle que la veille,journée tragique à oublier pour Phillippe. Il était huit heure trente et Phillippe déjeunait avec sa mère, Christiane. Ils étaient silencieux tous les deux.
Christiane cherchait quelque chose à dire pour encourager son fils, surtout qu’elle venait de lui dire que leur voiture était bonne pour la ferraille. Les réparations étaient trop élevées pour eux. Comme ils étaient sur l’aide sociale tous les deux ils ne pouvaient pas débourser l’argent nécessaire pour la réparation et encore moins pour en acheter une nouvelle. Ils devaient maintenant se débrouiller à pied ou en autobus.
Phillipe s’en était douté,mais,au fond cela n’avait plus grande importance. Ce qui comptait vraiment maintenant c’était de retrouver le moral et de montrer à sa mère qu’il ne se sentait pas trop mal malgré les événements de la veille. Lui aussi devait trouver quelque chose pour se remonter le moral.
Les larmes vinrent aux yeux de Phillippe.
Là dessus Phillippe éclatat en sanglot Christiane se leva et alla réconforter son fils.Après quelques secondes il cessa de pleurer et revint à lui
Phillippe se leva pour aller fouiller dans ses c.d. Il tomba tout d’abord sur la trame sonore de Forest Gump. Il sortit le disque de son casier et le mit à part. Il allait l’écouter. Ensuite il continua à chercher. Il tomba pour son second album sur une autre trame sonore, celle de "CITY OF ANGEL ". Ce disque représentait beaucoup pour lui. C’était la musique du film préféré de Geneviève son ancienne copine qui l’avait quitté il y a une semaine sans vraiment lui donner une bonne raison . Il allait donc écouter ces deux trames sonore.
Il mit en premier celle de Forest gump. Forest Gump était son film favori. C’est pour cela,quand il avait aperçu l’album chez HMV, il l’avait immédiatement acheté. La musique du film était excellente. Elle passait à travers plusieurs générations soit les années soixante,soixante-dix et quatre-vingt.En l’écoutant il revit le film dans son esprit. Cependant il revit quelque chose de plus beaux encore... les moments de folies passées à s'amuser avec Geneviève sur ces airs de musique qu’ils connaissaient à peine.
Entre autre une chanson d’Elvis Presley. Sur " Hound dog " ils s’amusaient tous les deux en essayant de danser le rock’n’roll. Même après deux ans de pratiques ils dansaient très très mal. Parfois Phillippe essayait d’imiter Elvis en bougeant ses jambes. Ça faisait beaucoup rire Genevieve et il adorait l’entendre rire. Malheureusement, maintenant, il ne la ferait plus jamais rire.
Une autre chanson lui rappela des souvenirs. Il s’agissait de " California Dreamin " .En écoutant ce grand succès les deux s’étaient promis qu’un jour ils feraient ensemble le tour de la Californie... cela n'allait pas se produire également.
Malgré ces deux mauvais souvenirs l’album de Forest Gump lui redonna le sourire. Il sentit ensuite une certaine envie de se battre.
Il mit ensuite le c.d. du film " City of angels ".Les chansons de ce disque lui rappelait plein de souvenirs. Entre autre que ce fut en regardant ce film qu’il avait embrassé Geneviève pour la première fois. Il avait aimé cet expérience. Son parfum l’avait enivré puis ces lèvres pulpeuses qui lui avait procuré tant de plaisir.
Puis,sur cet album,il y avait la chanson " Angel "de Sarah Mclachlan. C’est sur cet air que Geneviève lui avait dit qu’il était son ange à elle et qu’elle serait toujours à lui. Ces paroles l’avaient fait rêver,mais son rêve s’était éteint rapidement,trop rapidement. Il se devait d’en savoir plus long,beaucoup plus long. Il décida d’aller la voir. Il arrêta la musique et se dirigea dans sa chambre pour se vêtir. C’est alors que Christiane intervint.
Christiane abdiqua. Après tout, son fils est adulte. C’est maintenant à lui de prendre ses décisions.
Phillippe alla s’habiller. Après quoi il appela à la centrale de la STCUQ pour savoir quel autobus il aurait à prendre. Il eut sa réponse. Il devait se rendre sur la dix-huitième rue et prendre le numéro douze jusqu’au terminus de d’Estimauville…Geneviève habitait en face.
Phillippe s’habilla légèrement. Un jeans noir et un t-shirt de la même couleur ferait l’affaire. Avant de quitter l’appartement il embrassa sa mère qui lui souhaita bonne chance. Ensuite il fila droit à l’arrêt d’autobus.
Phillippe ne savait pas vraiment quoi lui dire,il allait improviser. Cependant il se doutait bien de ce qu’elle lui répondrait en le voyant. Elle serait peut-être offusquée car le jeudi était la seule journée de congé que Geneviève avait dans la semaine mis à part le dimanche.
Geneviève travaillait dans un salon de coiffure au centre commercial Place Canardière, le salon de coiffure vag. Cela ne surprenait pas Phillippe. Geneviève était tellement magnifique qu’il était tout à fait normal qu’elle puisse rendre belle des personnes parfois même à l’allure délabrée. Elle avait d’ailleurs terminée la meilleure de sa classe lorsqu’elle avait terminée son cours il y avait un an et demi de cela. Phillippe espérait donc la voir dans toute la splendeur qu’elle pouvait dégagée.
Phillippe pensa aux raisons qui avaient mis fin à leur relation qui avait durée depuis trois ans déjà. Comment se faisait-il qu’une relation aussi enflammée et brûlante puisse s’éteindre à cause simplement d’une fine pluie passagère? Il n’y comprenait rien! Il croyait avoir justement tout fait pour l’entretenir cette flamme. Il avait sans cesse respecté ses gouts, ses choix,il lui avait fait plein de jolies surprises et l’avait couvert de doux baisers. Peut-être étais-ce à cause qu’il avait refusée de lui faire l’amour comme elle le désirait tant! Pour Phillippe, la sexualité ne devait se faire que lorsque deux personnes sont réellement engagées. Elle n’avait jamais comprise cela,ni les gens d’alentour d’ailleurs. Pour Phillippe par contre c’était naturel. Depuis sa jeunesse on lui avait inculquée ses principes et il y tenaient toujours.
L’autobus arriva à bon port. Phillippe en descendit et regarda vers le ciel. Quelques nuages se faisaient apercevoir. Le temps se couvrait. L’édifice à logement dans lequel Geneviève habitait était juste en face du terminus. Il n’eut qu’à traverser la rue.
Lorsqu’il arriva aux portes d’entrées il fut plongé dans un dilemme. Il pouvait sonner, mais si elle entendait sa voix dans l’intercomme peut-être ne lui ouvrirait-elle même pas la porte. L’autre choix était d’attendre que quelqu’un d’autre entre et d’entrer en même temps. C’est ce qu’il choisit. Il voulait être sûr de la voir en personne dans son trois et demi plutôt que d’entendre uniquement sa voix..
Phillippe n’attendit pas longtemps, cinq minutes tout au plus. Monsieur Gaston Lemay arriva. C’était le voisin d’en dessous de Geneviève. Il connaissait bien Phillippe. Il était dans la soixantaine,mais paraissait dix ans plus jeune. Il lui ouvrit la porte.
Les dernières paroles de monsieur Lemay furent comme un couteau en plein cœur. Oui ils faisaient un beau couple, mais s’était chose du passé depuis une semaine maintenant. Par contre, espérait Phillippe, peut-être que sa visite imprévu d’aujourd’hui allait arranger les choses entre eux.
Dans l’ascenseur qui montait au troisième le cœur de Phillippe battait à tout rompre. Pour un instant il pensait dire à Geneviève l’accident malheureux qui lui était arrivé la veille, mais il arriva à la conclusion que ce n’était pas une bonne idée. Il ne voulait pas que Geneviève le prenne en pitié. Il arriva finalement au troisième et se rendit à l’appartement de son ancienne copine. Il prit une grande inspiration et frappa à la porte. Elle ouvrit. Lorsqu’il la vit il la trouva plus belle que jamais. Sa chevelure brune qui lui tombait sur les épaules, ses yeux bruns qui pétillaient plus que jamais, ses lèvres pulpeuses qu’il avait si souvent embrassé et, finalement sont gilet moulant qui faisait ressortir ses formes si divines, formes qu’il n’avait jamais voulu toucher.
Les yeux de Phillippe s’embuèrent d’eau.
Geneviève baissa la tête. Elle semblait mal à l’aise, comme si elle voulait cacher quelque chose. Phillippe, lui, pleurait un peu. Il ne comprenait rien à tout cela.
Geneviève explosa de colère.
Phillippe s’emporta. Avec sa main droite il attrapa le bras de Geneviève et serra de toutes ses forces.
Soudainement la porte du voisin de palier de Geneviève s’ouvrit. Un homme sortit dans le corridor. Il s’appelait Robert. Il était immense, à ce point qu’on le surnommait"big bob".
Phillippe lâcha le bras de Geneviève intimidé par la présence de "big Bob". Ils se fixèrent du regard l’un l’autre pendant quelques secondes. Phillippe s’en alla. Il prit l’ascenseur puis débarqua à la porte d’entrée. Il était partagé entre la tristesse et la colère. Par contre il n’avait plus le choix, il se devait de faire le deuil de Geneviève.
Lorsqu’il sortit de l’édifice il pleuvait averse. Le ciel bleu qu’il y avait eu au départ était devenu d’un sombre gris déprimant. Cela ne changea rien, cependant, dans l’état mental dans lequel se trouvait Phillippe. Il pleurait à chaude larme, mais la pluie qui tombait cachait ses pleurs. La rage intérieure qu’il avait quand il s’était tenu devant Geneviève s’était estompée. Il n’éprouvait plus qu’une vive douleur qui lui brisait son âme…Une âme qui n’avait qu’envie de disparaître.
Il décida de retourner à la maison à pied. Il ne voulait pas que personne le voit pleurer, ce qui arriverait si il prenait l’autobus. Il marcherait donc d’un pas lent, sous la pluie battente, ne pensant qu’à Geneviève et, curieusement, aux beaux moments passés en sa compagnie. Il ne serait jamais capable de l’oublier, il en était certain.
Tout d’un coup il se retourna. Phillippe avait cru entendre quelqu’un l’appeler. Personne. Il était seul. Il poursuivit donc son chemin. Après quelques temps il entendit encore des voix lui parler. Il se retourna à nouveau et vit qu’il était encore seul sur le trottoir. Y avait-il quelqu’un qui s’amusait à lui faire peur.
Il n’entendit aucune réponse. Il commença à être effrayé. Ces voix qui le tenaillaient depuis quelques temps déjà continuaient de le tourmenter. Il accéléra le pas.
Soudain, une multitude de voix le hantèrent. C’était pire que jamais. C’était atroce. Que se passait-il? Était-il devenu fou? "Sûrement",pensa-t-il. Que devait-il faire? Il Le savait. Il allait entrer à la maison, s’enfermer dans sa chambre et essayer de se changer les idées. Il écouterait de la musique, non pas son groupe préféré u2, mais du pink-floyd. Il allait écouter l’album "The Wall". Ainsi il allait "tripper" un peu, voyager dans des mondes imaginaires et qui sait trouver un semblant de bien-être temporaire…
En construction
suite bientôt